L’ajout d’une charge minérale à un polymère permet de créer un matériau composite dont les propriétés peuvent répondre à des besoins spécifiques.
Mais pourquoi ajouter de l’hydroxyapatite à un filament destiné à l’impression 3D médicale ? Et surtout, qu’est-ce que cela change réellement ?
Chez Lattice Services, plusieurs formulations associent des polymères résorbables à de l’hydroxyapatite, notamment le PCL-HA et le PLGA-HA.
Pourquoi associer un polymère et de l’hydroxyapatite ?
L’hydroxyapatite est un phosphate de calcium qui constitue une composante minérale majeure du tissu osseux.
Elle est largement étudiée dans le domaine des biomatériaux et notamment pour les applications liées à la régénération et à la reconstruction osseuse.
Associée à un polymère, elle permet de créer un matériau composite, dans lequel chaque composant contribue au comportement global du matériau.
Le polymère peut notamment apporter des propriétés liées à la mise en forme, à la flexibilité ou à la résorption.
L’hydroxyapatite apporte quant à elle une composante minérale particulièrement intéressante pour les applications orientées vers le tissu osseux.
L’objectif n’est donc pas simplement d’ajouter un composant supplémentaire, mais de combiner différentes propriétés au sein d’une même formulation.
PCL-HA : associer un polymère résorbable à une phase minérale
Chez Lattice Services, le CAPROLACTISSE HA associe du PCL à 30 % d’hydroxyapatite en fraction massique.
Cette formulation combine ainsi les caractéristiques du PCL avec une phase minérale destinée aux applications de reconstruction et d’ingénierie tissulaire osseuse.
Le PCL est notamment connu pour sa résorption lente et son comportement semi-flexible.
L’intégration d’hydroxyapatite permet d’explorer une formulation différente d’un PCL non chargé, notamment pour des projets dans lesquels la composante minérale du matériau présente un intérêt.
PCL + hydroxyapatite = une matrice polymère à résorption lente associée à une phase minérale.
PLGA-HA : une autre approche du matériau composite
Lattice Services propose également le GLYCOLACTISSE HA, un PLGA chargé à 10 % d’hydroxyapatite.
Le choix du polymère de base est ici différent.
Le PLGA possède son propre profil de propriétés mécaniques, thermiques et de résorption. L’ajout d’hydroxyapatite vient donc s’intégrer dans une formulation dont le comportement global est différent de celui d’un composite PCL-HA.
Cela permet d’envisager différentes combinaisons entre :
- la nature de la matrice polymère
- le taux d’hydroxyapatite
- le profil de résorption
- les propriétés recherchées pour la pièce finale
Plus d’hydroxyapatite = de meilleures performances ?
Pas nécessairement.
La quantité d’hydroxyapatite dans un composite est un paramètre de formulation parmi d’autres.
Modifier le taux de charge peut influencer différentes propriétés du matériau et son comportement lors de la mise en œuvre.
Le choix de la formulation doit donc être lié au cahier des charges du projet : propriétés recherchées, géométrie de la pièce, procédé de fabrication et application visée.
Il n’existe pas de taux de charge universellement optimal pour toutes les applications.
Du filament au dispositif : la formulation ne fait pas tout
Une fois le filament transformé en pièce imprimée en 3D, d’autres paramètres entrent en jeu.
La géométrie, l’épaisseur des parois, la porosité, l’architecture interne et les paramètres d’impression peuvent tous influencer les propriétés de la structure finale.
Un même matériau peut ainsi présenter des comportements différents selon la géométrie imprimée.
Pour les applications médicales, il est donc essentiel de considérer le matériau et le design comme deux éléments complémentaires du développement.
Et si la formulation devait être adaptée au projet ?
Tous les projets ne nécessitent pas nécessairement une formulation standard.
Le taux de charge, la matrice polymère ou certaines caractéristiques du filament peuvent faire partie du cahier des charges dès les premières étapes du développement.
Chez Lattice Services, les capacités d’extrusion permettent également d’étudier des formulations adaptées à des besoins spécifiques.
Le bon composite dépend du besoin
L’ajout d’hydroxyapatite à un polymère ne consiste donc pas simplement à « améliorer » un filament. Il s’agit de concevoir une formulation composite dont les différents composants répondent ensemble aux exigences du projet.
Le PCL-HA et le PLGA-HA illustrent deux approches différentes, avec des matrices polymères et des taux de charge distincts.
Le choix d’un composite doit avant tout partir des propriétés recherchées pour le dispositif final.