Deux polymères résorbables peuvent parfois répondre à un même projet de dispositif médical. Pourtant, leur comportement peut être très différent.

Le PCL et le PLCL font tous deux partie des filaments destinés aux applications médicales résorbables. Mais alors, comment savoir lequel choisir ?

La réponse dépend moins du nom du polymère que de ce que l’on attend de la structure finale.

PCL et PLCL : deux matériaux, deux comportements

Le CAPROLACTISSE 100 [PCL] est un polymère semi-flexible, connu pour sa résorption lente. Il est particulièrement adapté aux projets pour lesquels une structure doit conserver un rôle mécanique sur une période prolongée.

Le POLY-CAPROLACTISSE 70/30 [PLCL], lui, est un copolymère composé de L-lactide et de ε-caprolactone. Sa température de transition vitreuse proche de la température ambiante lui confère une grande souplesse et une forte flexibilité. Sa résorption est annoncée entre 12 et 24 mois.

Le premier réflexe ne devrait donc pas être de demander « lequel est le meilleur ? », mais plutôt :

Quel comportement doit avoir ma structure pendant sa durée de fonction ?

Quand privilégier le PCL ?

Le PCL peut être pertinent lorsque le projet nécessite une stabilité sur une période longue.

Sa résorption est lente, avec une durée annoncée supérieure à 36 mois pour le CAPROLACTISSE 100.

Cette caractéristique peut être intéressante pour des structures de tissue engineering ou des implants nécessitant un maintien prolongé de leur architecture.

Le PCL peut également être utilisé lorsque la stabilité dimensionnelle et le comportement mécanique à long terme constituent des critères importants.

Quand le PLCL devient-il plus intéressant ?

Le PLCL 70/30 répond à une autre logique.

Sa formulation lui confère un comportement plus souple et flexible, avec une résorption annoncée entre 12 et 24 mois.

Il peut donc être envisagé lorsque la structure doit pouvoir accompagner des déformations ou des mouvements plutôt que rester très rigide.

Lattice Services le recommande notamment pour des applications telles que les meshes et les guides de reconstruction nerveuse.

Le matériau ne fait pas tout

Il serait toutefois réducteur de choisir un filament uniquement à partir de ses propriétés intrinsèques.

La géométrie de la pièce, son épaisseur, sa porosité, son architecture interne et les paramètres d’impression peuvent modifier considérablement le comportement mécanique de la structure finale.

Deux scaffolds imprimés avec le même filament peuvent ainsi présenter des propriétés différentes.

Le choix du matériau doit donc être pensé avec le design de la pièce et son usage final.

PCL ou PLCL : quelques repères

CritèrePCLPLCL 70/30
Souplesse●●●●●
Flexibilité●●●●●
Résorption> 36 mois12–24 mois
Support prolongé●●●●●
Structures souples●●●●●
Applications de tissue engineering✓✓

Ces repères constituent une première orientation et ne remplacent pas la caractérisation du matériau et de la structure finale.

La bonne question à se poser

Le choix d’un polymère résorbable ne consiste donc pas à chercher le matériau présentant « le plus » de résistance, de flexibilité ou de rapidité de dégradation.

Il s’agit de trouver le bon équilibre entre propriétés mécaniques, comportement de la structure, durée de fonction et résorption.

Chez Lattice Services, notre gamme de filaments résorbables permet d’explorer différentes réponses à ces contraintes, du PCL au PLCL, mais aussi au PDO et au PLGA.